Dopage à l’UFC : Alibi Idiris suspendu, sa victoire à Houston annulée
L’UFC vient de confirmer la suspension d’un an d’Alibi Idiris (11-1) après un contrôle antidopage positif survenu le 21 février dernier. Cette sanction marque un coup d’arrêt brutal pour le combattant flyweight, dont la probité est entachée par l’usage d’un produit interdit.
L’UFC a tranché : Alibi Idiris est suspendu un an suite à un test antidopage positif à Houston. Un coup de frein majeur pour le prospect des poids mouches.
Un diurétique pour « sauver » sa pesée
Le test, réalisé le jour de son combat contre Ode Osbourne, a révélé des traces de hydrochlorothiazide. Il s’agit d’un diurétique classé comme agent masquant sur la liste des substances prohibées de l’UFC. En effet, ces produits sont strictement interdits car ils permettent d’évacuer rapidement l’eau du corps pour atteindre une catégorie de poids, tout en masquant potentiellement d’autres produits dopants.
Idiris a joué la carte de la transparence auprès de l’agence anti-dopage (CSAD). Il a avoué avoir utilisé ce produit pour faciliter sa coupe de poids (weight cut). Cependant, cette honnêteté n’a pas suffi à alléger sa peine. Par conséquent, il restera inéligible à la compétition jusqu’au 21 février 2027.
Une victoire rayée des tablettes de l’UFC
Au-delà de la suspension, c’est le bilan sportif qui en pâtit. La commission athlétique du Texas (TDLR) a officiellement annulé son succès par décision unanime. Ce revers administratif rappelle les dangers des coupes de poids extrêmes, un sujet que nous avions déjà abordé en analysant ce que révèle la science sur les risques cérébraux et physiques dans les sports de combat.
Cette affaire relance également le débat sur la pression physique subie par les athlètes. Alors que des combattants comme Israël Adesanya chutent au classement pour des raisons sportives, Idiris, lui, disparaît des radars pour une erreur de gestion de carrière. Pour le Kazakh, le retour dans l’octogone s’annonce long et difficile.