Jordan Zebo ferme définitivement la porte à une revanche avec Baki

Lors de la conférence d'après-combat de l'ARES 38, Jordan Zebo s'est longuement exprimé sur le sujet « Baki » et a dit ne plus vouloir croiser Baïssangour Chamsoudinov de nouveau.

Vendredi soir, lors de l’ARES 38, Jordan Zebo a conservé sa ceinture des welters. Après le combat, le sujet est rapidement revenu sur la table en conférence de presse : Baïssangour « Baki » Chamsoudinov.
La question n’est pas nouvelle. Depuis leur premier affrontement, remporté par Zebo, une partie du public réclame une revanche. Une attente amplifiée par la popularité de Baki et par le contexte émotionnel entourant leur opposition.

Face à cette pression, Jordan Zebo a tenu à rappeler qu’il ne combat pas en fonction des réactions extérieures. Il l’explique clairement :
« La réaction des gens, si j’en tenais tellement compte, je serais en hôpital psychiatrique. […] Donc ça ne me fait ni chaud ni froid. »
Pour le champion, l’engagement des fans est compréhensible, mais il ne peut pas dicter ses choix sportifs.

Jordan Zebo : une position assumée

À l’époque, Baki détenait la ceinture. Le passage était donc obligé pour progresser et atteindre ses objectifs. Sur le fond, Zebo est limpide. Sa phrase résume tout :

« Une fois, mais pas deux. »

Le champion rappelle aussi le contexte : Baki devait initialement quitter l’organisation. Finalement, il est resté, et Zebo n’avait pas l’intention d’attendre une situation figée. Il a donc pris le combat, malgré un contexte personnel et émotionnel compliqué.
« Ça m’a fait mal au cœur la première fois, mais il fallait faire le fight. »

Avant même l’affrontement, Zebo affirme que la décision était déjà prise dans sa tête. Après le combat, il l’a confirmée publiquement, allant jusqu’à évoquer une discussion avec Nicolas Atch, président de l’ARES, qui partageait cette lecture d’un chapitre clos.

Une différence nette avec les autres adversaires

En conférence, Jordan Zebo a aussi tenu à distinguer la situation Baki des autres combats. À l’ARES 38, il affrontait un ancien partenaire d’entraînement, sans tension particulière.
Il insiste sur le fait qu’il n’a jamais échangé avec Baki en privé, ni avant ni après leur combat. Pour lui, la relation n’est pas comparable, et cela pèse dans sa décision.

Cette précision vise à répondre à l’idée d’un blocage émotionnel ou personnel. Zebo l’assure : ce n’est pas le cas. Sa position est strictement sportive et stratégique.

Quels enjeux pour la suite chez les welters ARES ?

En refusant une revanche, Jordan Zebo assume un choix fort dans une catégorie très exposée. Sportivement, d’autres prétendants émergent. Le champion semble vouloir avancer, défendre sa ceinture et construire un règne cohérent, sans se laisser enfermer dans un seul récit.

Du côté de Baki, les performances à venir seront déterminantes. Zebo le reconnaît d’ailleurs sans détour : il s’attend à de belles prestations de sa part. Mais cela ne suffira pas à rouvrir la porte.

La suite dépendra donc des décisions de l’ARES et de la dynamique de la division. Une chose est sûre : Jordan Zebo a fixé une ligne claire, publiquement et sans ambiguïté.